Les instruments de musique

Le tres

 

Le tres est un instrument de musique à cordes. Il s'agit d'une petite guitare rudimentaire fabriquée à partir du XVIIe siècle à Cuba. Il s'est répandu ensuite à Porto Rico, République dominicaine et au Mexique, dans la musique latine.

 

 

 

L’instrument est doté de 3 cordes doubles dont une à l'octave accordée La Ré Fa# ou Sol Do Mi à partir des graves, la corde grave étant doublée à l'octave.

 

 

 

Le tres est joué dans la trova, le punto et la musique paysanne cubaine connue sous le nom de son cubain. C'est l'instrument des débuts de Compay Segundo. Il est encore utilisé par presque tous les orchestres typiques de Santiago de Cuba car il n'y a pas, ou peu, de pianos dans cette région où est né le son cubain.

 


Le tabla

 

Le tabla (en hindi तबला (tablā), ourdou طبلہ) est un instrument de musique à percussion de l'Inde du Nord, joué également au Pakistan, Bangladesh, Népal et en Afghanistan. Il se présente sous forme d'une paire de fûts, composée du "dayan" (tambour droit) qui produit divers sons aigus, et du "Bayan" qui sert aux sons de basse.

 

 

 

Le tabla s'utilise en solo, ainsi qu'en accompagnement dans la musique classique hindoustanie (Khayal de l'Inde du Nord et du Pakistan), le Kathak (danse classique de l'Uttar Pradesh), dans la musique classique afghane et quasiment dans toutes les formes populaires dans ces régions. Depuis quelques années, il est intégré et échantillonné dans les musiques de fusion et électroniques.

 

On en joue assis par terre, les instruments reposant sur des petits coussins en forme de tore afin de les orienter correctement.

 

 

 

Les peaux sont frappées avec les doigts. Les mains sont en contact permanent avec l'instrument, offrant un appui aux doigts, qui ont ainsi plus de précision. La technique est très évoluée et permet de réaliser une grande variété de sonorités, aiguës ou graves, sèches ou profondes, la frappe sur le tambour grave servant surtout à donner la cadence.

 

 

 

Le tabla est utilisé en solo, en accompagnement de chants et de danses kathak ou d'ensemble d'instruments traditionnels indiens, comme le sitar ou le sarod. On l'utilise pour jouer la musique indienne hindoustani, mais il apparaît aussi dans la musique de film, et la world music.

 


Le sitar

 

Le sitar est un instrument de musique à cordes pincées. C'est un luth à manche long, symbole de la musique hindoustanie. Composé d'une caisse de résonance hémisphérique en gourde (tumba) et d'un large manche creux (taillé dans du tun ou du teck), muni de frettes argentées courbes et amovibles, sur l'arrière duquel est fixé un petit résonateur en bois, le sitar est un luth complexe.

 

De multiples influences lui ont ajouté les cordes de bourdons rythmiques cikârî, comme sur le bîn, puis des cordes sympathiques. Il dispose de deux chevalets plats, permettant le buzz caractéristique (jawari) des instruments indiens. Le principal, sur pied, est situé au-dessus de l'autre et porte les cordes de jeu et de bourdon, tandis que le plus petit porte les cordes sympathiques. Enfin, c'est un instrument très décoré, par des appliques d'os ou d'ivoire sur le manche, et des bas-reliefs sur les résonateurs. Des petites perles permettent aussi un accord fin.

 

 

 

 

Les cordes non sympathiques se répartissent en 2 à 4 cordes de jeu et 2 à 4 cordes de bourdon, soit de 6 à 8 cordes en tout. La présence ou non de cordes de jeu graves distingue deux principaux types de sitar.

 


Le bansuri

 

Le bansuri est la grande flûte traversière indienne classique et est probablement le plus ancien instrument de musique de l'Inde du nord. Il est fait de bambou et consiste simplement en une portion de bambou de longueur et diamètre variables, creusée de trous et bouchée à une extrémité. C'est la flûte favorite de la musique classique hindoustanie. Son registre couvre deux octaves à deux octaves et demie.

 

 

Le bansuri généralement utilisé en concert (notamment par les grands maîtres comme Hariprasad Chaurasia) est en mi (le « sa » en Inde, obtenu en bouchant les 3 premiers trous). Les glissandi sont tout à fait réalisables sur ce type de flûte, d’autant plus que la musique indoue utilise essentiellement dans ses ragas les échelles micro-tonales.